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Tree Of Codes, expérimentation littéraire et graphique
Par jCp,
jeudi 1 septembre 2011 à 16:56
Un petit tour du web
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Jonathan Safran Foer est considéré, avec Nicole Krauss, Jonathan Franzen, Rick Moody ou Marisha Pessl, comme l'un des chef de fil d'une nouvelle littérature américaine qui n'hésite pas à se confronter à d'autres enjeux littéraires et esthétiques (succédant aux désenchantements et errances existentielles de Jay McInerney et Bret Easton Ellis). Avec Tree Of Codes, publié en novembre 2010 (mais certaines choses méritent de ne pas être soumises à la seule tyrannie de l'actualité, de la tendance et de la course à la nouveauté. Bon ok, on avait zappé l'info !), Jonathan Safran Foer affirme son intérêt pour le mélange des genres et l'expérimentation.
Dans "Faut-il manger les animaux ?", son précédent roman, cette approche expérimentale se limitait (terme relatif…) au récit en mêlant expérience et histoire personnelle, enquête, documentations détaillées, témoignages ou chapitres constitués uniquement de définitions. Tree Of Codes dépasse la cadre de la narration souveraine pour amener à une nouvelle expérience [concrète] de lecture et en éprouver toute la matérialité ; trouvant ainsi une autre voie que celle proposée par le numérique (sur ce point, il faudrait également citer Mark Z Danielewski qui, avec "La Maison de feuilles" et "O Révolution" poursuit la même ambition).
Aussi, en prenant une nouvelle de Bruno Schulz ("les boutiques de cannelle") pour support à son travail, Jonathan Safran Foer tranche dans le vif du sujet [littéralement] ; il taille dans l'histoire et le papier et recompose par fragments et superpositions son propre récit comme suspendu dans l'espace négatif de la page.
Designé (pour Design) par, Sara De Bondt, une des graphistes majeurs de la scène européenne partageant d'ailleurs la même audace et volonté d'expérimenter, Tree Of Codes est une oeuvre artistique hors norme à mi-chemin entre la littérature, la sculpture et les arts graphiques.











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