On apprend également dans ce post, qui s'appuie aussi sur un article d'Yves de Kerdrel du Figaro, que :
  • 19 des 25 plus grosses sociétés américaines n'existaient pas il y a quarante ans, alors qu'en France pas une société créée au cours des quatre dernières décennies n'est parvenue à se hisser dans le Top 25 du capitalisme hexagonal.


  • le taux de survie des jeunes entreprises après quatre ans d'existence est de 51% seulement en France "“ soit le plus faible niveau parmi les pays développés "“ alors qu'il est de 61% aux Etats-Unis


  • au cours de leurs quatre premières années d'existence, les nouvelles entreprises américaines voient leur effectif progresser de 115%. En France, la progression pour la même période est de ... 15%


Pour Goeffroy Roux de Bézieux, une des explications réside dans le fait que la France est restée sur un modèle de politique économique qui date des années 60, lors des fameuses "30 glorieuses", modèle qui a donné le jour aux entreprises phares que sont Michelin, L´Oréal, Bouygues ou Dassault. Le problème est que les mentalités ne sont pas encore prêtes d'évoluer. Ainsi, l´Agence pour l´innovation industrielle créée il y a quelques semaines ne concernerait que les projets présentés par des entreprises faisant plus d´un milliard d´euros de chiffre d´affaires. Et seules 3 entreprises européennes dans le secteur des logiciels répondent à ce critère. Comment dans ces conditions favoriser l'éclosion de sociétés d'envergures en France, dans la Nouvelle Economie ?

A ce régime, on peut se demander quelles seront les locomotives de l'Economie française de demain...