Serge Soudoplatoff y distingue d'une part trois niveaux de connaissance tels qu'ils sont définis en informatique théorique ; la connaissance individuelle (celle dont je suis le seul à disposer, calé avec une bonne bière et mes graines de tournesol sur mon canapé en attendant que free veuille bien me (re)connecté), la connaissance collective (qu'offre les médias) et la connaissance globale (que permet internet) et énonce, d'autre part, trois domaines qu'internet transfigure :
- le domaine des relations, où la forme horizontale (le partage / l'échange) succède aux formes archaïques verticale et hiérarchique. De nouvelles formes de relation qui commande aux entreprises comme au monde de la politique de se réinventer,
- le domaine économique : Internet favorise une économie immatérielle ou intangible basée sur la valeur d'usage (voir l’histoire du mendiant et du restaurateur, très significative) et la démultiplication du bien consommé (l’exemple de la pizza et du fichier mp3),
- le domaine de la consommation ou co-design : le consommateur, le citoyen faisant partie intégrante de la conception des produits ou services.


En gros, après le modèle de société paysage apparue avec alphabétisation, la société industrielle que l'imprimerie à permis de développer, Serge Soudoplatoff suggère que nous sommes entrés dans une société de l'interaction dans laquelle Internet, en gérant cet échange réciproque et perpétuel entre les individus, offre la possibilité à des formes sociales (la place de marché du village, les phénomènes communautaires et tribaux..) qui préexistaient de se déployer à nouveaux.


Et au centre de cet exposé, deux chiffres à retenir : 1,7 milliards d'individus connectés à Interne, soit 25% de la population mondiale…