Pourtant l'expérience du cousin Director, qui lui intègre un réel moteur 3D, semblait concluante, à défaut peut-être de recontrer le succès mérité. Des jeux comme StuntBikeIsland , Nanoquest dont je vous parlais récemment, ou tous ces grands classiques du Jeu vidéo accessibles en Schockwave sur le site Necromanthus, en attestent.

Flash reste un pur logiciel 2D, même s'il est capable de simuler la 3D, grâce à la gestion des formes vectorielles sous le language ActionScript.

Heureusement, quelques irréductibles (gaulois ? oui oui, il y en a ;-) ) ont décidé de développer leurs propres moteurs 3D en ActionScript, selon des techniques différentes, notamment 4 que Jono Halse décrit sur son blog :

Rhino

Les modèles pré-rendus : Il s'agit de créer des objets sous des logiciels 3D (Swift3D, Maya, 3DStudio, etc..), puis de générer des rendus sous différents angles. Ces images sont alors intégrées dans Flash qui simule les déplacements 3D en changeant les images en fonction de l'angle de vue de la caméra.

Le Ray Casting, ou "lancé de rayons", dont la technique est expliquée ici. C'est sur cette technique que Glen Rhodes a développé le moteur 3D Flash Ray Engine, à partir duquel il a réalisé une version Flash de Wolfenstein 3D. C'est également la base du RayCaster d'André Mitchelle.

Le Skewing : les objets 3D sont recalculés et simulés en 2D en temps réel par des calculs trigonométriques. C'est le cas de Sandy, projet de moteur 3D initié en 2005 par Thomas PFEIFFER, dont vous trouverez des démos ici, ou encore . C'est aussi le cas de PaperVision3D, autre moteur de 3Ddont cette démo StarWars est plutôt convaincante, tout comme ce rhinocéros, ou cette interface plutôt sympathique.

StarWars

Le Rasterizing (pixellisation) : si j'ai bien compris, il s'agit d'une variante de la technique précédente, mais où les facettes des objets 3D sont pixellisées en temps réel. C'est la technique que revendique Jono Halse pour son SWFZ, un autre projet naissant et prometteur de moteur 3D sous Flash, dont voici une petite démo.

Alors, un de ces moteurs, encore plus ou moins expérimentaux aujourd'hui, percera-t-il ou convaincra-t-il Adobe de se lancer sur le créneau ? L'enjeu est pourtant réel : Flash reste le plug-in le plus répandu dans le monde, présent sur 96% des ordinateurs connectés à Internet.

(D'avance pardon s'il y a des erreurs dans la transcription, je ne suis pas spécialiste 3D, encore moins d'anglais. Toute remarque de personnes plus calées en la matière sera bienvenue pour faire progresser ce billet)

(Chat en illustration réalisé par Seraf)