Eh bien, oui, nous les premiers souhaiterions être déjà en train de nous consacrer pleinement à notre cÅ“ur de métier... Malheureusement, il ne suffit pas pour créer une entreprise en nouvelles technologies, d'aller se présenter la bouche en cÅ“ur à la CCI du coin.

Nous sommes donc passé par une étape certes fastidieuse, mais nous en sommes persuadés, in-di-spen-sa-ble : la rédaction d´un business plan.

Ce type de document est à l'origine dédié aux investisseurs de capitaux, les fameux "business angels", si célèbres à l'époque des start-up. Mais le business plan présente d'autres avantages :
  • C'est un outil de communication idéal pour convaincre partenaires, organismes institutionnels ou bancaires. Il présente de façon claire et succincte le projet et ses données prévisionnelles,
  • Sa rédaction vous oblige à ordonner vos idées, à affiner votre projet, à en déceler les failles et les déséquilibres. C'est ainsi que notre réflexion a grandement évolué depuis que nous avons commencé à évoquer Emob, il y a déjà 10 mois.
Notre business plan est-il efficace ? Il est encore trop tôt pour le dire, car il commence tout juste à être confronté à différents organismes interlocuteurs. Cependant, un bon business plan doit aborder les points suivants :
  • les services et produits proposés,

  • la stratégie de production

  • La stratégie commerciale et marketing

  • les spécificités du projet : en quoi est-il unique et se distingue de la concurrence ?

  • une description du marché (taille, secteurs, cibles, concurrence, évolution)

  • les prévisions financières : comptes de résultats, plan de financement, investissements, plan de trésorerie, BFR (besoin en fond de roulement)

  • une présentation de l'équipe porteuse du projet (compétences, expériences, diplômes)

Le business plan ne doit pas être trop long pour être efficace (son but est de convaincre en quelques minutes) : entre 20 et 60 pages, au grand maximum. La présentation et la mise en pages sont primordiales, car la première impression du lecteur est importante. Il doit aussi être assez simple, pas trop technique, pour être compréhensible par un non spécialiste. De plus, il est préférable qu'il soit modifié et adapté en fonction de son destinataire, un peu comme un curriculum vitae.

Lorsqu'il est destiné à un investisseur, le Business Plan doit indiquer les perspectives de sortie de celui-ci : fusion, acquisition, entrée en bourse, etc...L'objectif est, dans ce cas, de montrer que le projet est rentable à court terme. Les capitaux-risqueurs, nous a-t-on dit, ne se dérangent pas à moins de 250 000 euros d'investissement, et pour un retour d'investissement de 20 à 25% sur 3 à 5 ans...hum... mais dans un premier temps, nous nous contenterons des quelques copecks que voudra bien nous accorder notre banquier.

Sachez également qu'il est conseillé d'accompagner un business plan de 2 documents :

  • le short memo, qui présente en 2 pages le projet, et qui doit donner envie à l'interlocuteur d'aller plus loin et d'entrer dans la lecture du business plan,

  • Le teaser, qui permet une présentation en public du projet, sous forme de transparents par exemple. Nous avons opté pour une présentation richmedia en vidéo-projection, nous vous en parlions dans un précédent post.


A noter qu'il existe des logiciels pour vous aider à établir votre business plan. Nous avons pour notre part utilisé Business Plan Cap Alpha, développé par le Centre Européen d'Entreprise et d'Innovation de Montpellier, qui présente l'intérêt d'être gratuit, mais dont les fonctionnalités restent limitées. Le logiciel CIEL Business plan semble également très efficace, mais payant.

Pour conclure, je ne peux que vous renvoyer une fois de plus à l'excellent site de l'APCE.