La soirée était organisée sur les Champs, au somptueux Elysées Biarritz. Après une projection des récentes réalisations produites sur les deux softs, ILS sont arrivés. Qui ? L’équipe d’Autodesk, venant tout droit de Toronto : Julie Barette (directrice des ventes pour Autodesk France), Louis Marcoux (une véritable brute sous Max) et Patrice Parady (spécialiste Maya). Tous les trois sont entrés sur scène en musique, avec leur maracasses, leur bonne humeur et surtout leur fort accent canadien (pendant un instant on se serait cru devant un épisode des Têtes à Claque) ;-)

Projection Autodesk France

La démonstration des nouveautés a rapidement commencé et Louis Marcoux s’est installé devant une station surpuissante prêtée pour l’occasion par HP. Ce que l’on peut dire sur cette nouvelle version de Max, c’est d’abord qu’elle est plus rapide. La différence est flagrante lorsque qu’il s’agit de sélectionner d’un coup plus de 50 000 polygones. L’opération sous Max 9 nécessite une dizaine de secondes, lorsque la même chose est quasiment instantanée, sous Max 2008.

Parmi les nouveautés qui ont retenu mon attention :

  • L’effet de highlight au survol d’un polygone ou d’un edge. Il est étonnant de ne pas l’avoir vu arriver plus tôt, mais c’est désormais chose faites. Plus besoin de cliquer sur une face pour savoir si c’est bien celle que l’on désirait sélectionner.

  • Point de Pivot personnalisable et utilisable pour la modélisation. Par exemple, attribuez un point de pivot sur le centre d’une roue pour modéliser rapidement un garde-boue, la rotation de l’extrusion s’opérant en fonction du pivot.

  • L’UVW Mapping sur plusieurs objets. Idéal pour garder la cohérence d’une texture, qui viendra désormais épouser parfaitement la forme d’un objet complexe. L’exemple est donné avec la peinture d’un avion de chasse qui s’applique naturellement et en continue, sur toute la surface de la carlingue.

  • Layer d’animation : véritable révolution. Il est désormais possible d’ajouter des calques d’animation (comme pour Photoshop). Cela permet de générer des animations très riches et non linéaires. Impressionnant !

  • Le Scene Explorer l’est tout autant. Il s’agit d’une vue « tableau » de votre scène, entièrement configurable, ce qui permet de pouvoir modifier directement certains paramètres en y appliquant des filtres. Un véritable outil pour améliorer la productivité sous Max.

  • Autre petite révolution : les lumières sont directement visibles dans le Viewport. La visualisation de leurs modifications, les ombres, les shaders sont donc directement visibles dans la scène. Plus besoin de lancer un rendu pour régler vos paramètres : un véritable gain de temps. Le système supportent jusqu’à 64 lumières en temps réel.

  • Editeur de script amélioré. Nous avons enfin le droit à un éditeur digne de ce nom, avec une reconnaissance de langage (par exemple le XML pour la récupération de coordonnées de caméra), imbrication des fonctions, assistant de code etc...

Il y aurait vraiment beaucoup de choses à dire sur MAX 2008. La démonstration à durée 1 heure. Cela a été très intense et Louis Marcoux a fait grande impression durant cette démonstration. Pour ceux qui veulent en savoir plus, direction, la page officielle, où vous trouverez les autres nouveautés.

Je n’ai malheureusement pas pu rester pour Maya 2008, j’imagine que cette démo a également été passionnante. Là aussi, vous trouverez tout ce que vous cherchez, sur le site officiel.

image réalisée sous Max2008

Tout ça m’a vraiment donné envie de me remettre à la 3D ! Si seulement les journées faisaient 48h! ::